• Nichita

Économiser en vivant en banlieue...est-ce possible ?



Durant la dernière décennie, nous avons assisté à un phénomène massif de « fuite » de familles montréalaises vers les banlieues. Grands espaces, immobilier accessible, enseignement de qualité… les atouts de la vie en banlieue ne manquent pas. Ce phénomène a été accentué par la pandémie, les mesures de confinement et la normalisation du télétravail, qui ont poussé de nombreuses familles à opter pour la vie dans les abords du Grand Montréal.


Pourquoi la vie en banlieue séduit-elle autant ? Est-il vrai que vivre en banlieue permettrait de réaliser des économies ?


Des chiffres qui en disent long…


Depuis le début de la pandémie, le télétravail s’est imposé et les déplacements entre le domicile et le lieu de travail ont été réduits. Les différentes mesures de confinement ont créé chez certaines personnes un désir d’avoir une habitation de plus grande taille.


Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 45 000 personnes ont quitté l’île de Montréal en 2020 pour s’installer en banlieue, contre environ 44 750 en 2019.


La maison unifamiliale séduit de plus en plus


Selon les calculs de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), la proportion annuelle de maisons unifamiliales achetées en banlieue par des ménages provenant de l’île de Montréal oscillait autour de 22-24 % entre 2015 à 2019.


Cependant, cette proportion atteint près de 29 % en 2020, et se rend à 31 % à partir du mois de juillet 2020, soit environ un trimestre après le début de la pandémie.


D’importantes économies sur les paiements hypothécaires


Les économies sur le coût d’acquisition d’une maison unifamiliale varient selon les secteurs. Même en incluant les coûts du transport vers leur lieu de travail, les jeunes ménages qui quittent Montréal pour acheter une maison unifamiliale en banlieue ont tendance à économiser.


En 2019, les familles ayant quitté la ville de Montréal pour la Rive-Sud ou Laval réussissent à diminuer leurs paiements hypothécaires d’environ 485 $, et ceux qui s’installent sur la Rive-Nord économisent environ 650 $ par mois.


Sources :

Le marché sous la loupe, SCHL, mars 2021

"S’éloigner pour acheter, ça en vaut le coût à Montréal", SCHL, juin 2019


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