Acheter ses électros sans se ruiner

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Acheter ses électros sans se ruiner

Nouvelle sécheuse, réfrigérateur, lave-vaisselle... Quand vient le temps de s’équiper en objets coûteux, mieux vaut connaître ses droits : facilités d’achat, garanties... plusieurs options s’offrent à vous.

Vous magasinez un nouveau réfrigérateur ? Vous aurez peut-être la possibilité de repartir avec l’objet et de le payer plus tard. Pour offrir ces contrats « achetez maintenant, payez plus tard », beaucoup de magasins font affaire avec des banques ou des compagnies de financement. Le vendeur peut donc vous faire signer un contrat de vente pour l’achat du bien avec le magasin et un contrat de financement avec la compagnie de financement. En cas de problème de paiement (un retard, un taux d’intérêt plus élevé que prévu...), vérifiez donc à qui, du magasin ou de la compagnie de financement, vous devez vous adresser.

Attention à bien lire votre contrat ! Le vendeur peut y prévoir qu’il restera propriétaire du bien jusqu’à ce que vous ayez payé une partie ou la totalité de vos versements. Ce contrat s’appelle la « vente à tempérament ».

Votre achat est garanti

Lorsque vous achetez un bien, il est automatiquement protégé par la garantie légale durant une certaine période. Il s’agit d’une protection minimale prévue dans la loi. Elle est offerte gratuitement au consommateur.

Cette protection minimale couvre certains aspects de l’objet :

  • Sa qualité : il doit pouvoir servir à l’usage « normal » auquel il est destiné ;
  • Sa durabilité : sa durée de bon fonctionnement doit être raisonnable ;
  • Sa conformité : il doit correspondre notamment à la publicité ou aux déclarations faites par le commerçant ;
  • Sa sécurité : son utilisation ne doit pas mettre en danger les personnes qui s’en servent ;
  • Ses défauts cachés.

En cas de problème avec l’un de ces critères, vous pourriez avoir un recours contre le commerçant ou le fabricant.

Si vous préférez acheter en ligne

Magasiner en ligne peut être une option avantageuse, surtout lorsqu’il s’agit d’acheter des objets volumineux : livraison, installation... À condition de savoir détecter la fraude ! Un prix trop beau pour être vrai ? Un site web mal conçu ? Une entreprise dont vous n’aviez jamais entendu parler ? Mieux vaut prendre quelques précautions.

Avant toute chose, n’hésitez pas à vous renseigner sur l’entreprise en question : entrez son nom dans votre moteur de recherche, consultez les avis d’autres internautes ou celui de votre entourage, fouillez les sites voués à la protection du consommateur... Assurez-vous également que le commerçant utilise un service de paiement en ligne sécurisé :

  • L’adresse du site web doit commencer par « https », le « s » signifiant que le site est sécurisé ;
  • À gauche de l’adresse web doit apparaître une icône, souvent un cadenas ou une clé. Le cadenas doit être en position fermée et la clé doit être intacte ;
  • Les informations personnelles demandées s’en tiennent généralement à votre nom, vos coordonnées et votre numéro de carte de crédit. Le commerçant n’a généralement pas besoin de votre NAS, par exemple.

Assurez-vous finalement d’avoir tous les détails sur le prix avant de payer : taxes et frais connexes, devise dans laquelle le montant est payable, frais de livraison, autres frais supplémentaires, modalités de retour et de remboursement, etc. Et bon magasinage !

Article original: http://www.journaldemontreal.com/2017/07/19/acheter-ses-electros-sans-se-ruiner

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Inondations: Québec va assouplir les conditions pour reconstruire les résidences

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Inondations: Québec va assouplir les conditions pour reconstruire les résidences

Pour calmer la grogne des sinistrés des inondations du printemps 2017 et diminuer les «iniquités», Québec a assoupli mercredi les conditions permettant la restauration de résidences endommagées par les crues printanières. Dans certains cas «exceptionnels», des maisons considérées comme perte totale pourront même être reconstruites en zone inondable 0-20 ans.

Deux mois après les inondations historiques, quelque 2000 citoyens mécontents se sont fait entendre la semaine dernière lors de consultations publiques. Pour leur répondre, le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) et de la Sécurité publique Martin Coiteux a annoncé mercredi après-midi à Montréal que des modifications avaient été apportées au décret du 23 juin encadrant les règles de reconstruction et de réparation des résidences touchées. «Nous avons proposé des solutions concrètes à certaines des inquiétudes soulevées», a déclaré le ministre Coiteux. Le ministre de l'Environnement David Heurtel était également présent à ses côtés.

Un changement pourrait s'avérer crucial pour certains sinistrés, dont la maison se trouve dans une zone de grand courant d'une plaine inondable, c'est-à-dire une zone inondable tous les 20 ans. Les résidences endommagées à plus de 50% se trouvant sur ces zones devront être démolies. Dans la version initiale du décret, c'est la valeur du bâtiment inscrit au rôle d'évaluation foncière qui déterminait si la maison pouvait être reconstruite. Toutefois, Québec se basera finalement sur le coût de reconstruction à neuf de la résidence, souvent plus élevé que la valeur foncière de la résidence. Entre 500 et 600 résidences seront des pertes totales, a spécifié le ministre Coiteux.

La reconstruction de plusieurs maisons considérées comme pertes totales dans des zones inondables 0-20 sera dorénavant permise dans certaines circonstances «exceptionnelles», et seulement pour «limiter le dépeuplement de certains quartiers résidentiels». Les municipalités pourront présenter au MAMOT une dérogation collective exceptionnelle pour reconstruire plusieurs résidences principales d'un même secteur touché par les inondations. «Ça doit rester exceptionnel», maintient le ministre Coiteux. Ainsi, ces secteurs devront respecter de sévères conditions en matière de densité, d'emplacement et d'infrastructures publiques.

Certains critères du Programme d'aide financière ont également été modifiés dans le but de corriger certaines iniquités, a annoncé le ministre Coiteux mercredi. Ainsi, les propriétaires de maisons considérées comme des pertes totales pourront obtenir une somme maximale de 200 000 $ s'ils cèdent leur terrain à la municipalité, alors que le maximum était auparavant de 50 000 $, une injustice pour les propriétaires d'immenses terrains. Le plafond pour la résidence et le terrain demeure à 250 000 $. Aussi, les coûts liés aux travaux d'immunisation d'une résidence pourront atteindre 200 000 $.

Comme promis la semaine dernière, Québec a accéléré la distribution des rapports d'inspection, attendus depuis des semaines par les sinistrés pour connaître l'état de leur résidence endommagée. Mercredi, 1072 sinistrés avaient reçu leur rapport d'inspection, contre 400 la semaine dernière. En date de mercredi, 95% des inspections avaient été réalisées pour traiter les 4997 réclamations des sinistrés, lesquels ont reçu jusqu'à présent environ 26 millions de dollars. Rappelons que 4000 personnes de 278 municipalités de la province ont été frappées par ces inondations historiques entre le 5 avril et le 16 mai dernier.

Article original: http://www.lapresse.ca/actualites/201707/19/01-5117550-inondations-quebec-va-assouplir-les-conditions-pour-reconstruire-les-residences.php

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Chinese buyers increasingly attracted to Montreal real estate

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Chinese buyers increasingly attracted to Montreal real estate

Montreal is now attracting more interest than Vancouver on China’s most popular international property website, Juwai.com.

So far this year, there have been more searches for Montreal on the site than for any other Canadian city except Toronto, according to a report released by Juwai.com. 

It’s a change that appears to have taken place in recent months — in 2016, Montreal ranked third, after Vancouver, among Canadian cities searched for on the site.  

That increase in searches comes as the number of Chinese buyers in Montreal is growing.

“We’re feeling it for sure,” said Angela Langtry, a real-estate broker at Century 21 Immo-Plus.

She believes that taxes on foreign buyers in Vancouver and Toronto are behind the growth, she said.

It’s not just people from China, Langtry said. She’s also seeing a large number of buyers coming from the United States. 

“We’re feeling a surge in foreign buyers,” Langtry said. “All eyes are on Montreal. People are hearing about the affordability of it.”

The number of foreign buyers in the region rose 40 per cent between January and April, when compared with the year-earlier period, according to the Canadian Mortgage and Housing Corporation.

The share of those buyers coming from China is increasing even faster, rising from 10 per cent during the first three months of 2016 to 17 per cent during that period this year, a 70-per-cent increase. 

“The strongest growth was recorded in the number of buyers from China. This suggested a possible slight shift in demand from Vancouver to Montreal after the introduction of the foreign buyers tax on housing in Vancouver,” according to a report issued by the CMHC this month.

Still, foreign buyers are playing a relatively small role in Montreal’s residential property market — even with those large percentage increases. Foreign buyers were involved in fewer than two per cent of all property transactions in the Montreal region between January and April, making 235 purchases.

Article original: http://montrealgazette.com/business/local-business/real-estate/chinese-property-buyers-increasingly-attracted-to-montreal-real-estate

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Le marché immobilier canadien au ralenti

De nouvelles données tendent à démontrer que le secteur immobilier ralentit au pays, comme bien des spécialistes l'espéraient.

Depuis plusieurs mois, les autorités tant provinciales que fédérales ont tenté de régulariser les marchés immobiliers spéculatifs complètement fous de Vancouver et de Toronto. À l'échelle nationale, les ventes ont reculé de 11,4% par rapport à l'an dernier.

Un succès surtout attribuable à la taxe de 15% imposée aux investisseurs étrangers à Vancouver et, depuis quelques mois, dans ce qu'on appelle le Golden Horseshoe du Grand Toronto.

Mais si la moyenne nationale laisse voir un recul, ça ne veut pas dire que c'est le cas partout. Les marchés de Calgary, Edmonton, London, Ottawa et Halifax ont des ventes qui dépassent celles de l'an dernier.

Montréal échappe également à cette tendance avec une nouvelle hausse des ventes résidentielles. Dans le marché immobilier de la métropole, les ventes ont augmenté de 10% par rapport à l'an dernier. C'est la 25e augmentation sur 26 mois.

«Premièrement, les règles hypothécaires qui ont été resserrées nous ont affectés moins que prévu, explique le courtier immobilier Marc Lacasse. Finalement, notre économie va bien. Le taux de chômage est très bas. Et on l'explique aussi par l'immigration.»

Le marché de Montréal devient effectivement plus attirant pour les investisseurs étrangers, notamment pour les Chinois, qui peuvent maintenant compter sur un lien aérien direct de Montréal vers Pékin ou Shanghai.

«Il y a beaucoup d'acheteurs étrangers, notamment chinois, français et américains, soutient Georges Bardagi, courtier immobilier. Ce sont les trois étrangers ou nationalités qui achètent le plus à Montréal. On les voit en plus grand nombre maintenant, depuis 18 mois, de façon marquée. Et, dans certains marchés très bilingues de Montréal, on le voit encore plus.»

Les ventes à des étrangers représenteraient 1%. Rien pour créer une bulle immobilière, comme on l'a vu à Toronto. D'autant plus que l’augmentation des prix des propriétés d'ici deux ans tournera autour de 4 à 6%. Rien non plus pour alimenter l'appétit des spéculateurs.

Article original: http://www.tvanouvelles.ca/2017/07/17/le-marche-immobilier-canadien-au-ralenti

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Comment vendre sa propriété rapidement en 2017?

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Comment vendre sa propriété rapidement en 2017?

Que vous ayez choisi de faire affaire avec un courtier immobilier ou de vendre de façon autonome, plusieurs facteurs pourront faire la différence entre vendre de peine et de misère, au rabais, après plusieurs mois d'attente, et vendre rapidement au prix maximum possible. L'un des aspects fondamentaux d'une vente rapide demeure la visibilité optimale de votre propriété.

Les méthodes non numériques d'annoncer sa propriété à vendre

Soyez visibles. Le mot d'ordre: ANNONCEZ! Vous pouvez publier, publiciser et promouvoir votre propriété de différentes façons. Entre autres, vous pouvez utiliser les médias écrits tels que les journaux. Privilégiez les éditions du week-end des journaux régionaux. À l'aire du web, beaucoup moins de gens consultent les journaux qu'auparavant. Mais voulez-vous vraiment risquer de ne pas rejoindre les gens potentiellement intéressés à votre demeure en omettant de vous afficher dans les médias écrits?

Si vous habitez une rue peu achalandée, songez également à apposer une ou plusieurs pancartes directionnelles depuis l'artère principale la plus près, guidant le client potentiel jusqu'à votre porte.

Est-ce que votre pancarte ''À vendre'' est bien en vue? Est-elle tombée à la suite de la fonte des neiges, est-elle cachée par un arbre ou autre? Plusieurs personnes cherchant une propriété à acheter sillonnent les rues, surtout le week-end, à la recherche de la perle rare. Il serait dommage qu'elles ne remarquent pas la vôtre! Si vous habitez une rue peu achalandée, songez également à apposer une ou plusieurs pancartes directionnelles depuis l'artère principale la plus près, guidant le client potentiel jusqu'à votre porte.

Vous pouvez également imprimer de belles affiches invitantes que vous pourrez épingler sur tous les babillards que vous croiserez dans votre secteur. Inscrivez-y le maximum de détails pertinents possible, intégrez quelques photos et notez évidemment vos coordonnées. L'objectif: susciter suffisamment de curiosité pour engendrer un appel téléphonique et ultimement une visite.

Le web et les médias sociaux

De nos jours, il va sans dire que LE must pour publiciser reste internet. Il est faux de croire que les gens cherchant une propriété magasinent seulement sur les sites de Centris et duProprio. Un nombre incalculable de personnes ont déniché leur nouvelle demeure ailleurs sur la toile. Mettez donc à profit les millions d'utilisateurs des réseaux sociaux.

Annoncez régulièrement sur Facebook par exemple. L'erreur que plusieurs personnes commettent est de publier seulement sur leur profil personnel en encourageant leurs contacts à partager la publication. C'est un excellent début qui pourrait vous apporter quelques centaines de visionnements, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg de ce que Facebook peut vous offrir. La clé du succès se trouve dans les groupes privés et publics de vente. Chaque groupe compte en général entre 3000 et 6000 membres, parfois beaucoup plus. Si vous êtes membre de cinq groupes, cela vous octroie donc une visibilité potentielle auprès d'environ 25 000 personnes et le tout, tout à fait gratuitement!

Pourquoi ne pas sortir du lot et plutôt afficher un gros plan de votre robinet de cuisine moderne ou de votre foyer contemporain à la place?

Essayez également de varier votre contenu en créant une annonce avec une photo de couverture différente chaque semaine par exemple. Une certaine photo pourrait passer inaperçue pour quelqu'un, mais une autre pourrait susciter son attention. Soyez créatifs! Presque tout le monde affiche comme photo principale l'image de la façade de leur demeure. Pourquoi ne pas sortir du lot et plutôt afficher un gros plan de votre robinet de cuisine moderne ou de votre foyer contemporain à la place?

Vous pouvez également utiliser Instagram. Ce réseau social très connu réfère toutefois davantage à des images qu'à du contenu écrit, mais vous pouvez tout de même effectuer un superbe montage photo de votre demeure et y inscrire des liens pour vous contacter ou visualiser l'annonce de façon plus détaillée ailleurs.

Vous pouvez aussi annoncer sur LinkedIn. Ce réseau social axé sur le monde professionnel pourrait vous être utile afin de rejoindre, par exemple, des courtiers immobiliers ayant des clients à la recherche d'une propriété comme la vôtre.

Une autre manière de mettre le web à profit est d'utiliser les sites d'annonces en ligne. Plusieurs sites de ce genre existent, certains gratuits et d'autres payants, mais ces derniers restent tout de même moins chers et ont une plus grande portée que les annonces des journaux. Les plus populaires pour l'immobilier (au Québec du moins) sont Kijiji, LesPac et Immo-Match. Immo-Match est en fait beaucoup plus qu'un site d'annonces, car sa plateforme, conçue à l'instar d'un site de rencontres pour propriétés, vous associe avec des propriétaires dont la maison pourrait vous intéresser et qui seraient intéressés à votre demeure en retour. Un système de vente et d'achat en simultané, ou de troc de propriétés si on veut. Inscrivez au sein de ces sites une description très détaillée de votre demeure et intégrez le maximum de photos que le site vous accorde.

Les visites libres, de la visibilité qui dure bien plus qu'une journée

Une visite libre bien préparée et annoncée améliorera la visibilité de votre propriété dans le quartier et sur le web avant, pendant et après l'événement. Les personnes s'étant déplacées pourraient devenir acheteurs et sinon, connaissent peut-être un ami, un collègue ou un membre de leur famille qui cherche une résidence comme la vôtre.

Annoncez votre visite libre à profusion: dans les journaux, sur les réseaux sociaux, au sein de vos annonces sur les sites d'annonces, etc. Installez des ballons aux intersections et accrochez la mention ''Visite libre'' à votre pancarte, accompagnée des heures d'ouverture. Inscrivez la visite libre à votre annonce officielle sur le web, qu'elle soit en vente avec ou sans courtier. Faites-le tout au moins cinq à sept jours avant la date prévue.

Laissez une pile de photocopies de la fiche descriptive de votre propriété sur la table ou le comptoir de cuisine afin que les gens intéressés, ou connaissant quelqu'un qui serait potentiellement intéressé, reparte avec quelque chose de tangible à consulter plus tard.

Faites en sorte qu'on parle de votre propriété à vendre partout!

Finalement, parlez-en! Partout: au travail, en famille, entre amis, etc. J'ai personnellement acheté un terrain qui n'était pas encore affiché sur le marché après avoir entendu un collègue mentionner que sa mère allait bientôt mettre quelques-uns de ses terrains à vendre. Le bouche-à-oreille est une publicité gratuite souvent extrêmement efficace.

Si vous faites affaire avec un courtier immobilier, cherchez-en un qui publicise les propriétés de ses clients de façon proactive, que ce soit sur son propre site web, dans les magazines spécialisés ou les médias sociaux.

Finalement, restez accessibles. Si vous avez suivi à la lettre les idées et recommandations de cet article, vos numéros de téléphone et adresse courriel sont affichés un peu partout. Soyez certain de répondre rapidement aux appels, à votre messagerie et aux commentaires au sujet de votre propriété sur les réseaux sociaux. Être visible est une chose, mais si les gens ont de la difficulté à vous rejoindre pour obtenir une réponse à leurs questions ou pour fixer une visite, vos efforts de visibilité resteront vains.

Article original: http://quebec.huffingtonpost.ca/caroline-hebert/comment-vendre-sa-propriete-rapidement-en-2017_a_23032908/?utm_hp_ref=qc-blogues

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Chute du nombre de courtiers et DuProprio: la Chambre immobilière du grand Montréal répond

Ce texte a été rédigé et signé par Mathieu Cousineau, président du CA, Chambre immobilière du grand Montréal

À la lecture de l’article de Matthieu Charest intitulé «Forte croissance de DuProprio au Québec», publié mercredi dans Le Journal Les Affaires, la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) croit important de rappeler les différences qui existent entre les services professionnels qu’offrent les courtiers immobiliers et les entreprises de publicité immobilière comme DuProprio.

Lorsqu’un consommateur choisit de faire affaire avec un courtier immobilier, il fait alors équipe avec un professionnel qui saura l’encadrer et l’accompagner tout au long du processus d’achat ou de vente d’une propriété. C’est très différent du choix de payer un montant forfaitaire en échange d’une pancarte et de l’affichage d’une annonce sur un site web. Il est aussi important de rappeler qu’un consommateur paie pour les services professionnels d’un courtier uniquement lorsqu’il obtient des résultats et que sa propriété est vendue. 

Rappelons que les courtiers immobiliers doivent suivre une formation obligatoire (AEC) avant d’obtenir leur permis d’exercice. En plus de leur formation de base, ces professionnels de l’immobilier doivent respecter un code de déontologie et suivre au minimum 18 heures de formation continue par cycle de deux ans afin de se perfectionner et de rester à l’affût des nouvelles tendances du marché. Peu de professions exigent autant d’heures de formation continue.

Les services des courtiers immobiliers demeurent très en demande

Dans l’article, on annonce que les inscriptions sur le site de DuProprio ont augmenté de 10 % entre juillet 2016 et juillet 2017. Il faut toutefois savoir que ces gains ne sont pas faits au profit des courtiers immobiliers, car les nouvelles inscriptions des courtiers sont également en hausse durant la même période (5,8 %), de même que les ventes (7,4 %).

En ce qui a trait au nombre de courtiers immobiliers qui a diminué au cours des cinq dernières années, nous pensons que cette analyse partielle ne dresse pas un portrait juste de la situation. S’il est vrai que le nombre de courtiers a baissé de 16% entre 2011 et 2016, on peut aussi dire qu’il a augmenté de 36% entre 2004 et 2016. Pour la période de 2004 à 2011, le nombre de courtiers a fait un bond gigantesque de 62 % (presque 10% par année) alors que le marché immobilier était en forte hausse au Québec. On a donc assisté par la suite à un certain retour du balancier dans la profession depuis le sommet atteint en 2011.

Les courtiers immobiliers respectent pleinement le libre choix des consommateurs de vendre leur propriété eux-mêmes ou avec un courtier. Il est toutefois indéniable que faire affaire avec un courtier pour vendre ou acheter maximise les chances de réussir sa transaction. Et ça, la grande majorité des consommateurs en sont bien conscients, comme les données l’indiquent.

Article Original: http://www.lesaffaires.com/blogues/le-courrier-des-lecteurs/chute-du-nombre-de-courtiers-et-duproprio-la-chambre-immobiliere-du-grand-montreal-repond/595837

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La prévision d’une hausse des taux d’intérêt soulève des craintes pour l’accès à la propriété

La Banque du Canada lance des signaux de hausse des taux intérêt depuis près d'une décennie sans toutefois agir. Mais, cette fois, la fermeté du message de la banque centrale fait non seulement dire à certains analystes que la hausse aura lieu, mais qu'elle pèsera lourd sur l'accessibilité à la propriété.

Un rapport de la Banque Royale du Canada (RBC), qui fait état des tendances immobilières et de l’accessibilité à la propriété pour le premier trimestre de 2017, souligne que si le rôle des taux d’intérêt a été « secondaire » ces dernières années dans l’évolution de l’accès à la propriété en raison de leur bas niveau, la situation serait sur le point de changer.

Les économistes de la RBC soutiennent, comme plusieurs analystes, que de récentes affirmations des représentants de la Banque du Canada ont laissé entendre que « la banque centrale pourrait relever le taux du financement à un jour plus tôt qu’anticipent les marchés financiers ».

Certains analystes prévoient même que la hausse pourrait survenir dès la semaine prochaine. La RBC prévoit, de son côté, qu’elle aura plutôt lieu au début de 2018.

Toute amorce d’un cycle de relèvement des taux pourrait peser considérablement sur l’accessibilité à la propriété, selon l’ampleur et le rythme des hausses des taux. La politique monétaire pourrait donc poser un risque croissant pour le marché du logement au Canada.

 Services économiques RBC

Les économistes de la Banque Royale ne voient donc pas d’un bon œil une possible hausse puisqu’elle pourrait faire en sorte que les coûts de logement grugent davantage le budget des emprunteurs et accentue l’endettement déjà élevé des ménages au Canada.

Cependant, selon certains experts, même si le rôle officiel de la Banque du Canada est de contrôler l’inflation, son geste aurait justement pour but d’influencer le marché immobilier.

Une hausse des taux d’intérêt fait en sorte d’augmenter les coûts des hypothèques et pourrait faire baisser la demande pour des propriétés pour ensuite pousser les prix faramineux des résidences dans certaines régions du pays à baisser.

Selon Benjamin Reitzes, un économiste de la BMO, « la banque centrale a clairement derrière la tête un désir d’insuffler un peu plus de discipline sur le marché immobilier ».

Resserrer l’étau

Dans son rapport, la Banque Royale décrit, quant à elle, la situation déjà « effarante » de l’accessibilité à la propriété, notamment à Toronto, et perçoit la potentielle hausse comme un facteur qui pourrait empirer la situation.

« La mesure globale d’accessibilité à la propriété de RBC pour la région de Toronto s’est détériorée à son pire niveau jamais enregistré », indiquent ses économistes.

Les statistiques de la banque pour la métropole et Vancouver font aussi niveler la moyenne canadienne vers le bas à des niveaux record.

Selon les données de la RBC, un ménage canadien type aurait consacré une part de 45,9 % de son revenu aux coûts d’une maison moyenne achetée au premier trimestre de l'année.

Depuis 1990, il n’est arrivé qu’une fois que les ménages doivent dépenser autant pour les coûts de propriété.

Services économiques RBC

Les analystes s’attendent d'abord en général à une faible hausse du taux directeur, soit de 0,5 % à 0,75 %, et possiblement à d’autres augmentations au courant de l’année.

Article Original: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1043288/hausse-des-taux-interet-propriete-acces-immobilier-maisons-condos-banque-du-canada-taux-directeur

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Investir en immobilier: 265% de profit en 10 ans

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Investir en immobilier: 265% de profit en 10 ans

Il y a quelques semaines, un rapport publié par JLR portant sur le marché résidentiel du Québec en 2016 annonçait que les maisons unifamiliales avaient connu une augmentation de 53 % au cours des 10 dernières années. Parallèlement, les investissements boursiers ont eux aussi connu de bons rendements. Ainsi, plusieurs se demandent: «Est-ce plus profitable de payer un loyer et d’investir à la Bourse, ou d’investir dans une maison ?»

Vous en conviendrez en regardant les dernières statistiques: 53 % d’augmentation, c’est beaucoup! Cela veut dire qu’une maison qui valait 100 000 $ il y a 10 ans en vaut aujourd’hui 153 000 $, et qu’une maison qui en valait 400 000 $ en vaut désormais 612 000 $.

Et cette augmentation n’est rien par rapport à l’augmentation des 30 dernières années. Selon une autre étude publiée par JLR, au Québec, le coût moyen des maisons, de 1986 à 2016, a augmenté de 310 %. Jusqu’en 2008, il était coutumier de voir des augmentations de 10 % par année.

La force de l’effet de levier

De plus en plus de ménages ont de la difficulté à épargner et plusieurs ne se contentent que de rembourser leur hypo­thèque. (Ce qui est en soi une forme d’épargne.) Pour ces ménages, vaudrait-il mieux louer ou acheter leur maison unifamiliale? Il suffit de comparer les données.

Dans les 10 dernières années, l’indice S&P 500 s’est accru de 65 %. À première vue, le rendement est meilleur que celui du prix des maisons unifamiliales du Québec (53 %). Mais, attention! À la Bourse, il faut souvent investir 100 % de son argent, tandis qu’à l’achat d’une maison, vous n’avez qu’à investir une fraction du coût réel. Autrement dit, vous n’avez qu’à investir la mise de fonds initiale, dont le minimum est fixé à 5 % de la valeur de la maison, pour profiter d’une plus-value propulsée par l’effet de levier.

Prenons un exemple pour bien illustrer le principe de l’effet de levier: il y a 10 ans, vous achetiez une maison 100 000 $ et investissiez 20 % de sa valeur, soit 20 000 $. Dix ans plus tard, le prix de votre maison s’est accru de 53 % et vaut donc aujourd’hui 153 000 $.

Votre mise de fonds initiale de 20 000 $ vous a donc permis de réaliser un profit de 53 000 $, soit 265 %, ou encore, 26,5 % de rendement annuel. Pas mal, n’est-ce pas? Bien sûr, ce calcul ne comprend pas certains frais d’entretien qu’un locataire n’a pas besoin de payer. Toutefois, les paiements d’hypothèque équivalent bien souvent au montant du loyer d’un logement similaire.

Dans ce cas, pourquoi louer ?

Louer un logement peut demeurer une option avantageuse. Il suffit de s’interroger quant à ses besoins. Vous pourriez par exemple:

  • Vouloir profiter d’une certaine flexibilité pour le travail;
  • Vouloir éviter de vous encombrer de tout souci relatif à l’entretien;
  • Voyager et être souvent absent;
  • Ne pas avoir amassé de mise de fonds suffisante pour acheter.

CONSEILS

♦ Une mise de fonds de 5 % suffit pour acheter votre maison avec l’assurance SCHL.

♦ Rencontrez un conseiller hypothécaire pour analyser votre dossier. Il pourra vous aider à optimiser votre situation.

♦ Si vous le pouvez, faites-vous aider par un parent.

♦ Une maison, ça se planifie. Prévoyez votre futur achat.

Article original: http://www.journaldemontreal.com/2017/04/09/investir-en-immobilier-265-de-profit-en-10-ans

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10 choses à savoir pour les nouveaux copropriétaires

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10 choses à savoir pour les nouveaux copropriétaires

Acheter un condo, c’est aussi devoir connaître une foule de détails sur les droits et les responsabilités du copropriétaire. Voici ce qu’il faut savoir pour devenir un copropriétaire de rêve.

1. Méfiez-vous des frais de copropriété trop bas

Les promoteurs pressés de vendre, surtout dans un marché très concurrentiel comme celui de Montréal, vont parfois afficher des frais de copropriété très bas. Or, si le fonds de prévoyance n’est pas assez garni pour faire une réparation d’urgence majeure, l’assemblée des copropriétaires peut voter des cotisations spéciales de plusieurs milliers de dollars. Il faut être prêt à assumer cette charge supplémentaire si elle survient.

2. Respectez la déclaration de copropriété

La déclaration de copropriété est un acte notarié qui établit la copropriété et prévoit les règles de vie commune et d’administration. C’est le ciment de votre vie en communauté. Une «clause pénale» peut être votée, pour imposer des pénalités en cas de non-respect de la déclaration.

3. Les assurances de condo coûtent cher

Depuis 2010, l’augmentation des primes et des franchises d’assurances de condo a parfois atteint 40 %. Les trop nombreuses réclamations et le mauvais entretien des bâtiments poussent les assureurs à se désengager du marché des condos. Or, ces augmentations se reflètent dans les frais de copropriété!

4. Demandez à voir les états financiers du syndicat

Cela permettra d’évaluer si le fonds de prévoyance est suffisamment garni pour faire face aux réparations essentielles dans les 25 à 30 prochaines années ou si, au contraire, les copropriétaires devront débourser un gros montant plus tard.

5. Vous ne pouvez pas rénover comme vous le voulez

Certains travaux, comme construire une nouvelle salle de bains ou changer son tapis pour du bois dur, pourraient avoir un impact sur la qualité de vie des voisins. Ils doivent donc être approuvés par l’assemblée générale des copropriétaires.

6. Impliquez-vous dans l’assemblée des copropriétaires et le conseil d’administration

L’assemblée des copropriétaires prend les décisions sur le budget prévisionnel et élit les administrateurs. Le conseil d’administration, quant à lui, gère les affaires du syndicat de copropriété. Il détermine et perçoit les charges communes, prépare le budget annuel et agit en vertu de la déclaration de copropriété. S’y investir donne plus de pouvoir sur les décisions.

7. Prudence si vous devenez administrateur

Un administrateur engage sa responsabilité personnelle et peut faire face à de graves problèmes s’il est négligent. Il ne faut pas craindre de demander l’avis d’experts pour résoudre des problèmes, comme l’effritement du mortier
ou une infiltration d’eau.

8. Le vote est proportionnel

En assemblée des copropriétaires, le droit de vote ne fonctionne pas selon le principe «une personne, un vote». Chaque copropriétaire a un nombre de voix proportionnel à la valeur relative de sa propriété par rapport à l’ensemble.

9. Vous pouvez perdre votre droit de vote

La perte est automatique si un copropriétaire n’a pas payé les charges communes ou le fonds de prévoyance depuis trois mois. Il ne le retrouvera qu’après avoir acquitté les montants dus.

10. Utilisez les ressources disponibles

Poser des questions aux experts et au notaire permet de prendre des décisions éclairées. Le site lacopropriete.info, mis sur pied par la Chambre des notaires et le ministère de la Justice, est une mine d’informations précieuses. Il est possible de poser une question et d’obtenir une réponse en 48 heures, mais il ne s’agit pas d’un avis juridique formel.

Article original: http://journalmetro.com/argent/1113656/10-choses-a-savoir-pour-les-nouveaux-coproprietaires/

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Je veux annuler mon offre d’achat, c’est possible?

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Je veux annuler mon offre d’achat, c’est possible?

Vous êtes à deux doigts d’obtenir une maison qui vous plait beaucoup, mais voilà que le doute vous assaille. Y a-t-il moyen de vous retirer du processus d'achat?

«Les gens pensent qu’ils font une simple offre, mais il faut qu’ils fassent attention parce que leur action porte de véritables conséquences juridiques», souligne Me Sabrina Strathmeier. Dès qu'une offre est faite au vendeur et que ce dernier manifeste son intention de prendre l'offre en considération et d'y répondre dans un délai raisonnable ou convenu, cette «offre» devient une promesse de contrat de l’acheteur. Elle peut être acceptée, refusée ou faire l’objet d’une contre-offre.

La notaire souligne qu’il y a tout de même des circonstances pour lesquelles l’offre d’achat peut être annulée sans complications. «En fait, tout dépend des conditions qui ont été mentionnées dans l’offre d’achat», explique-t-elle. Par exemple, certaines personnes peuvent indiquer que leur achat est conditionnel à l’obtention d’un prêt hypothécaire, ou encore à la vente de leur maison actuelle. «Si l’acheteur prouve que ces conditions ne se sont pas réalisées, l’offre ne tient plus», dit Me Strathmeier.

L’offre d’achat peut également être retirée au terme d’une inspection, si un vice apparaît et que le vendeur refuse d’y remédier ou d’en diminuer le prix. «Il est très imprudent de ne pas inscrire une offre d’achat conditionnelle à un rapport d’inspection satisfaisant ou d’un nouveau certificat de localisation démontrant l’état actuel des lieux», dit la notaire. Quand on achète un condo, on peut également prévoir l’achat conditionnel à la vérification notamment du fonds de prévoyance.

À lire: Que faire si votre constructeur déclare faillite? 

Par ailleurs, si le futur acheteur décède, si un régime de protection s’ouvre pour lui ou s’il fait faillite avant que l’acception du vendeur ne soit reçue par cet acheteur, cela entraîne également la caducité de l’offre.

Mais qu’arrive-t-il si l’acheteur change tout simplement d’avis, sans réelle raison? S’il est très rapide, il a encore un moyen de s’en sortir indemne : l'acheteur dispose en effet d’un court délai pour se désister auprès du vendeur entre le moment où il signe l’offre d’achat et le moment où elle parvient au vendeur…

Par ailleurs, si l’acheteur retire une offre acceptée par le vendeur sans justification, il s’expose à un recours en dommages et intérêts, puisque le vendeur a sans doute dû refuser d’autres offres et perdu un temps précieux en considérant sa propriété vendue. Un pensez-y bien!

Le cas de l’habitation neuve

Pour les habitations neuves, c’est le contrat préliminaire qui détermine les conditions de vente et d’annulation.

Ce contrat prévoit un délai de 10 jours pour pouvoir se libérer de l’achat. C’est d’ailleurs une clause obligatoire à laquelle on ne peut renoncer, et qui a pour but de protéger l’acheteur. Attention: le contrat préliminaire peut tout de même prévoir une indemnité pour une telle annulation, mais celle-ci ne doit pas excéder 0,5% du prix de la vente.

Si vous faites l’acquisition d’un condo neuf, d’une part indivise d'un immeuble d’au moins dix unités de logement ou d’une résidence faisant partie d'un ensemble comportant dix résidences ou plus et ayant des installations communes, le contrat préliminaire doit obligatoirement également être accompagné d’une note d’information. Cette dernière énumère notamment le nom des ingénieurs, architectes et autres professionnels impliqués dans la construction du projet immobilier et permet à l'acheteur de faire une transaction avisée. Elle sert aussi à donner une idée du coût mensuel pour les charges communes.

Article original: https://www.guidehabitation.ca/blogue/je-veux-annuler-mon-offre-dachat-cest-possible/

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Assurances et construction: quand tout s'écroule

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Assurances et construction: quand tout s'écroule

Roberto Alfonso se faisait construire une maison sur son terrain. Elle a flambé quelques jours avant que l'entrepreneur la lui livre. L'assureur de l'entrepreneur refuse de payer. La famille de Roberto Alfonso n'a plus de maison. Comment s'assurer d'être assuré ?

Roberto Alfonso se faisait construire une maison, sur un terrain lui appartenant. Une semaine avant d'en prendre possession, il y avait fait livrer les nouveaux meubles et électroménagers qui allaient la garnir.

Le 23 mai 2016, un incendie ravage l'édifice.

« Les assurances n'ont jamais voulu payer ! », déplore-t-il.

 

Depuis bientôt 10 mois, la petite famille habite chez une tante de sa femme. Ses enfants occupent une chambre à l'étage. Roberto Alfonso couche au sous-sol. « Ça fait des mois que je dors sur un divan-lit. »

ASSURE-TOI !

 

Avant la construction, M. Alfonso s'était pourtant informé auprès de son propre assureur à propos des assurances pour la propriété qu'il voulait faire construire : « Ils m'ont dit que tant que la maison n'est pas livrée, c'est la responsabilité de l'entrepreneur. »

Leur seul conseil : « Assure-toi que l'entrepreneur est assuré. »

L'entrepreneur lui a fourni les documents qui en faisaient foi. « Quand on a commencé le projet, il avait une assurance chantier. »

L'INCENDIE

 

Le 23 mai 2016, sa maison flambe.

« J'étais sur place, j'essayais d'appeler l'entrepreneur : la maison est en feu ! »

Pas de réponse.

« J'ai pris les papiers de son assurance et j'ai appelé. »

L'assureur lui apprend que l'entrepreneur n'est plus assuré chez lui.

« L'entrepreneur avait changé ses assurances en plein milieu de la job ! »

- Roberto Alfonso

Roberto ignore l'identité du nouvel assureur, et l'ancien ne peut pas l'informer.

« Le monsieur a quand même été gentil. » Il lui a décrit les mesures qu'il devait prendre, par exemple dresser une barrière de sécurité pour empêcher l'accès au lieu du sinistre, et lui a donné quelques références.

CAUSE IMPRÉCISE

 

L'incendie a sans doute été causé par un problème électrique. Était-ce une erreur du sous-traitant en électricité ? Le sous-traitant en ventilation a-t-il percé un fil électrique dans un mur ? On ne le sait pas avec certitude, et le nouvel assureur de l'entrepreneur refuse l'indemnisation.

« Ils ont expliqué qu'avec une assurance responsabilité, si ce n'est pas la faute de l'entrepreneur, ce n'est pas à eux de payer », explique M. Alfonso.

Roberto a mandaté un enquêteur, qui lui a appris à la fin du mois de février que la nouvelle assurance que l'entrepreneur avait souscrite durant les travaux était en fait de type « parapluie ».

« Avec une assurance parapluie, la compagnie d'assurance était censée nous payer quand même. Par après, c'est à eux d'aller chercher le coupable. Nous, on devrait être déjà payés. »

CONSTRUITE SANS HYPOTHÈQUE

 

Pour brouiller encore plus le portrait, Roberto Alfonso n'avait pas contracté de prêt hypothécaire. Il a payé l'entrepreneur avec ses liquidités, à mesure de l'avancement des travaux.

« Le terrain est à nous, indique-t-il. La maison, on l'a payée avec notre argent. On n'est pas passés à la banque. Pas besoin de notaire, ou rien, parce qu'on payait au fur et à mesure. »

L'objectif était de contracter un prêt hypothécaire à la fin des travaux, pour une partie de la valeur de la propriété, question de retrouver un peu de marge de manoeuvre financière.

Le prêt hypothécaire était déjà approuvé. L'inspecteur de l'institution devait venir constater l'achèvement des travaux trois jours après le sinistre.

« C'est pourquoi on est tellement mal pris. Tout notre argent est dans la maison. »

Depuis lors, rien ne bouge.

« On pensait au moins que les assurances donneraient quelque chose pour vivre. »

Rien du tout.

FAIRE CONSTRUIRE AVEC ASSURANCE

Vous confiez à un entrepreneur la construction d'une maison sur un terrain qui vous appartient. Qui doit se charger des assurances pendant les travaux ?

L'ASSURANCE CHANTIER

 

« De façon générale, les entrepreneurs ont une assurance chantier », informe l'avocate Jannick Desforges, directrice des affaires institutionnelles et de la conformité à la Chambre de l'assurance de dommages.

Cette assurance « va couvrir des cas d'incendie, de foudre, de vol, de vandalisme, dit-elle. Elle couvrira aussi des cas de responsabilité civile, par exemple si quelqu'un se blesse sur le chantier ».

En principe, le futur propriétaire se trouve ainsi protégé.

Toutefois, comme le rappelle l'avocat Maurice Charbonneau, du cabinet Charbonneau avocats conseils, « avec l'assurance d'un autre, tu n'as pas de relation directe avec l'assureur. Tu ne paies pas de prime, tu n'es pas l'assuré. Pour être en contrôle, il faut que tu aies ton contrat entre les mains. »

S'INSCRIRE SUR SA POLICE

 

En réponse à cette préoccupation, Line Crevier, responsable des affaires techniques et du Centre d'information sur les assurances, au Bureau d'assurance du Canada, recommande une précaution.

« Si le terrain m'appartient, il serait important de faire ajouter le nom du propriétaire du terrain sur la police de chantier de l'entrepreneur. Souvent, ils ajouteront aussi le nom du créancier du propriétaire, parce que c'est lui qui fait les déboursés. »

Le nom du futur propriétaire devrait être ajouté également au volet de l'assurance responsabilité. « À ce moment, il devient un assuré », observe-t-elle.

Pour M. Alfonso, « les difficultés viennent peut-être justement du fait que le nom du propriétaire n'est pas ajouté comme assuré », suggère-t-elle.

DÉJÀ PROPRIÉTAIRE ?

 

« Les petits entrepreneurs vont souvent demander à leur client d'assurer la maison avec son assureur », soulève Jean Frédérick, conseiller principal chez Desjardins Assurances. « Il n'a pas les protections nécessaires. »

L'assurance habitation standard peut généralement couvrir les risques d'une nouvelle maison que fait construire l'assuré.

« Le contrat de base prévoit déjà une extension qui permet aux assurés de faire affaire avec des entrepreneurs, pourvu que ce soit des bâtiments d'un ou deux logis, qui sera occupé par l'assuré », informe Jean Frédérick.

« L'assureur va ajouter un emplacement, avec le terrain et les détails du bâtiment, et il va le couvrir immédiatement. »

La prime augmente en conséquence, bien sûr.

LOCATAIRE POUR L'INSTANT ?

 

Le futur propriétaire est actuellement locataire ? Son assureur pourra remplacer son assurance actuelle par une assurance pour le futur logis. Cette dernière couvrira la maison en construction et la responsabilité civile.

« L'assureur va mettre fin à la protection pour le logement où l'assuré continue à demeurer, décrit Jean Frédérick. En couvrant le risque du bâtiment en construction, il va couvrir, s'il y a une clause appropriée, l'ancien emplacement pendant la construction. »

Le courtier Christopher Johnson, du cabinet AMR Assurances Multi-risques, indique que les assureurs n'offrent pas tous une formule qui s'apparenterait à une « assurance maison en construction ». Il recommande de « faire affaire avec un courtier qui peut cibler l'assureur qui est spécialisé dans votre situation ».

PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

 

L'assurance chantier de l'entrepreneur comprend un volet qui couvre sa responsabilité civile. Mais puisque le terrain vous appartient, il est prudent de demander à son assureur actuel d'ajouter une protection en responsabilité civile pour couvrir le nouvel emplacement.

« Vous lui demandez d'ajouter un avenant, une clause spéciale pour que la responsabilité soit étendue », décrit Christopher Johnson.

« L'entrepreneur est assuré aussi pour la responsabilité, mais pour votre responsabilité conjointe, vous voulez être couvert quand même. Étendre la responsabilité pour un emplacement additionnel est peu dispendieux. »

DES EXCLUSIONS À L'AVENANT

 

Le chantier sera couvert par mon assureur ? « Il faut bien m'assurer avec mon assureur personnel que les risques couverts soient clairs », recommande Line Crevier.

En effet, « les dégâts d'eau, le gel, les bris de fenêtres, le vandalisme, le vol sont exclus à la base », informe Jean Frédérick.

Des avenants spécifiques pourront couvrir plusieurs de ces risques, « mais il y en a d'autres qui vont demeurer tant que le bâtiment ne sera pas terminé et que l'assuré ne commencera pas à l'occuper ».

« Il faut poser plein de questions aux agents et aux courtiers, recommande Jannick Desforges, parce qu'ils sont les réels professionnels qui ont un devoir de conseil en vertu de leur code de déontologie. » 

CEINTURE ET BRETELLES ?

À la lumière de l'expérience de Roberto Alfonso, peut-on se fier à l'assurance chantier de son entrepreneur ?

Le volet de l'assurance chantier qui couvre les dommages indemnise les sinistres spécifiés sans égard à la responsabilité, fait valoir Line Crevier. « On n'a pas à démontrer la responsabilité de l'entrepreneur. »

L'avocat Maurice Charbonneau, de son côté, estime que M. Alfonso aurait été mieux protégé avec « une assurance sur son bien, avec contrôle de l'assureur ».

Vaudrait-il mieux ajouter la ceinture aux bretelles ?

« Si on préfère avoir un lien plus direct avec l'assureur, c'est sûr que prendre une assurance chantier par l'intermédiaire de son assurance de propriétaire, c'est probablement le plus simple, convient Line Crevier. On a le produit entre les mains. On sait pourquoi on est couvert, on a un assureur à qui se référer. »

AUTOCONSTRUCTION SANS AUTOCATASTROPHE

Vous gérez vous-même les travaux d'un régiment de sous-traitants, sur un terrain vous appartenant - ce que d'aucuns appellent l'autoconstruction ? Il faut aussi vous auto-assurer.

PLANIFIER L'ASSURANCE« La première chose à faire est d'appeler votre assureur ou votre courtier avant les travaux », avise le courtier Christopher Johnson, du cabinet AMR Assurances Multi-risques, à Sherbrooke.

« Une fois que les travaux sont commencés, il va être compliqué de vous assurer, et ça va coûter pas mal plus cher. »

Il faut planifier l'assurance aussi bien que les travaux, insiste-t-il. Les matériaux sont livrés, la maison s'élève peu à peu : « On part bébé et on devient ado », exprime-t-il.

On assurera la maison en construction comme un propriétaire occupant, sur la base d'une police de type « tous risques » ou « formule étendue ».

La protection de base sera complétée avec un bouquet de clauses spécifiques - des avenants.

MATÉRIAUX ET OUTILSLes sous-traitants et les entrepreneurs spécialisés commanderont des matériaux, qui s'accumuleront sur place en attendant leur utilisation. Ils ne sont pas couverts par l'assurance habitation de base.

« Il faut ajouter une protection additionnelle qui va faire en sorte que durant la construction, les matériaux et les fournitures qui vont se retrouver sur les lieux vont être couverts s'il advenait par exemple un vol ou du vandalisme », indique Jean Frédérick, conseiller principal chez Desjardins Assurances.

Un autre avenant pourra couvrir les outils que les sous-traitants ou le propriétaire entreposeraient sur le chantier.

SOYEZ RESPONSABLE« Si la personne décide de construire sa maison, on doit ajouter une protection en responsabilité civile, signale Jean Frédérick. C'est une protection à deux volets. »

Un premier volet couvrira la responsabilité sur le terrain, en cas de blessure à un tiers.

Vous obtenez un coup de main de vos amis ? Pour qu'ils le demeurent, on ajoutera un deuxième volet, « qui s'appelle la responsabilité patronale et l'indemnisation volontaire », décrit Christopher Johnson. « Ça vient indemniser vos amis et vos proches s'ils se blessent pendant la construction. »

LES MEUBLESRoberto Alfonso avait fait livrer ses nouveaux électroménagers quelques jours avant d'occuper les lieux... et avant l'incendie. Une autre malchance.

« Ce qu'il faut retenir, c'est que les biens meubles ne seront jamais couverts tant et aussi longtemps que la construction ne sera pas terminée et que l'assuré n'aura pas commencé à emménager à l'intérieur », informe Jean Frédérick.

Il y a toutefois une exception. « Sauf les biens qui ont été intégrés à la construction », précise Line Crevier, responsable des affaires techniques et du Centre d'information sur les assurances, au Bureau d'assurance du Canada. Ce serait le cas d'un frigo encastré dans les armoires, d'une plaque de cuisson fixée au plan de travail. « Ça fait partie de la construction. »

RELAIS ENTRE POLICESEn principe, la police de chantier de l'entrepreneur échoit quand la construction est terminée et que la maison est livrée. « Souvent, la police va contenir un délai de grâce de 30 jours », nuance Line Crevier.

« Quand on approche de la fin, il faut être très vigilant », avise-t-elle encore. L'assurance habitation normale doit prendre le relais sans interruption ni faille. « Il est bien important de communiquer avec notre assureur pour vérifier que tout ça s'imbrique bien. »

La police et les avenants qui couvrent l'autoconstruction ont aussi leurs clôtures.

« Idéalement, on demande que la construction se fasse dans les 12 mois qui vont suivre, informe Jean Frédérick. Après ça, chaque cas va être analysé séparément. »

FINANCER DÈS LE DÉPART ?Il n'est pas question d'accabler davantage M. Alfonso, mais sans doute eût-il été mieux avisé de conserver une partie de ses liquidités et d'assurer le financement des travaux dès leur commencement.

« S'il y avait eu effectivement un financement durant la construction, l'institution financière se serait probablement assurée qu'il avait les couvertures d'assurance appropriées », fait valoir l'avocat Maurice Charbonneau, du cabinet du même nom.

FINANCEMENT PROGRESSIFQue ce soit une construction prise en charge par un entrepreneur ou un projet d'autoconstruction, le financement hypothécaire sera « octroyé sous forme de déboursements progressifs », explique Luc Monarque, conseiller principal, financement, chez Desjardins.

« Les phases de déboursement sont les mêmes, et les professionnels à utiliser sont sensiblement les mêmes. »

Les déboursements progressifs se font généralement en quatre étapes, à la suite d'autant de rapports d'inspection : 

- après la pose du drain et l'imperméabilisation des fondations ;

- avant la fermeture des murs, soit après la pose de l'isolant ;

- après la finition extérieure ;

- après la fin des travaux (inspection finale).

Article original: http://affaires.lapresse.ca/finances-personnelles/201704/03/01-5084908-assurances-et-construction-quand-tout-secroule.php

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Surenchère immobilière: Mont-Royal, prochain Vancouver?

Cité-jardin de banlieue, à 10 minutes du centre-ville en train électrique, prisée par les familles nanties ; le quartier de maisons cossues a connu une augmentation du prix dans les deux chiffres en 2016. Parle-t-on de Richmond ou de Burnaby, près de Vancouver ? Non, de Mont-Royal, au Québec.

Le prix des maisons a grimpé d'un surprenant 13 % l'an dernier dans la ville de banlieue de 22 000 habitants. À titre comparatif, la hausse moyenne des prix dans la ville de Montréal s'est élevée l'an dernier à 2 % seulement. Ces chiffres sont tirés d'une récente étude de la firme de données JLR, bien connue pour son expertise dans le secteur résidentiel.

En y regardant de plus près et sur la base de témoignages de courtiers et de spécialistes, La Presse a découvert que les investisseurs chinois faisaient contre toute attente sentir leur présence dans certains quartiers montréalais, huit mois seulement après l'introduction d'une taxe de 15 % en Colombie-Britannique, le 2 août 2016.

Depuis cette date, la part de marché des acheteurs chinois a doublé à Mont-Royal, passant de 8 à 18 %, toujours selon les données de la firme JLR. Sur 116 reventes de maison depuis le 2 août 2016, les Chinois d'arrivée récente ou de l'extérieur du Québec ont été les acheteurs dans 21 transactions.

 

« Des courtiers nous ont dit qu'il y avait eu plus de demandes d'information, sans nécessairement plus de transactions, signale Paul Cardinal, directeur du service Analyse de marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). L'exception semble être Mont-Royal, où il y aurait eu plus de transactions que d'habitude. »

Selon M. Cardinal, l'ajout de deux liaisons aériennes directes entre la Chine et Montréal a aussi contribué à ce sursaut de popularité.

PRIX DOPÉS À VANCOUVER

À Vancouver, l'activité immobilière des étrangers, concentrée dans le marché haut de gamme, a dopé les prix au point où les autorités de Vancouver se sont senties obligées d'agir pour calmer le marché.

La crainte est que le phénomène prenne de l'ampleur chez nous, surtout si Toronto, aux prises avec une inflation galopante du prix des maisons, impose à son tour une taxe, comme il en est de plus en plus question dans la Ville Reine.

Les observateurs s'attendaient pourtant à ce que l'impact de la taxe vancouvéroise soit mince, voire nul à Montréal, en raison de la faible présence des étrangers, historiquement. Officiellement, la propriété étrangère s'y élève à 1 % et est concentrée dans quelques tours de condos du centre-ville.

Le portrait est pourtant bien différent à Mont-Royal depuis huit mois et le phénomène n'est pas passé inaperçu dans la ville fondée par la Canadian Northern Railway en 1912. « On vient de s'en rendre compte, c'est dans les derniers mois qu'on a vu le phénomène apparaître », confie le maire de Mont-Royal, Philippe Roy. Comme il envoie une lettre de bienvenue à tout nouvel arrivant dans sa ville, il a constaté tout à coup qu'il y avait énormément de destinataires issus de la communauté chinoise.

William Gong, courtier immobilier pour Engel & Völkers, une agence qui se spécialise dans le créneau du luxe, travaille avec des Chinois étrangers et d'arrivée récente. Il confirme la popularité de Mont-Royal auprès des étrangers. Ses clients y apprécient les écoles, les rues bordées d'arbres et le fait qu'on y parle anglais.

« Mes clients préfèrent acheter une maison parce qu'ils veulent posséder la terre. En Chine, c'est le gouvernement qui est propriétaire du terrain. » - William Gong

Les Chinois achètent de plus en plus à l'étranger, poursuit-il, parce que le gouvernement chinois veut contrôler les prix en Chine continentale. D'après M. Gong, une propriété dans les quartiers centraux de Sanghai revient à 2000 $ le pied carré, comparativement à 500 $ pour les meilleurs produits au centre-ville de Montréal, soit quatre fois plus.

Outre à Mont-Royal, l'agent, qui est actif dans la région depuis 2009, dit vendre ces jours-ci quantité de maisons à des Chinois à Westmount, à Notre-Dame-de-Grâce et à Brossard. Les délais de vente raccourcissent déjà. Ce qui prenait trois mois à vendre avant n'en prend plus qu'un seul, maintenant, soutient M. Gong. Les inscriptions de maisons à vendre sont aussi en baisse.

À part Mont-Royal, La Presse n'a pu pas quantifier l'impact de la présence d'étrangers dans ces quartiers.

« Au début, je n'étais pas d'avis que la taxe pouvait avoir un impact important, dit Paul Cardinal, de la FCIQ. Mais maintenant, je pense que ça peut avoir effectivement un impact à cause de ce qu'on voit du côté de Toronto. »

Pour le courtier William Gong, on n'a encore rien vu. « Si Toronto impose à son tour une taxe, le marché de Montréal va exploser, et pas juste à Mont-Royal », prévient-il.

Article original: http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201704/05/01-5085558-surenchere-immobiliere-mont-royal-prochain-vancouver.php

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Rénovations: savoir bien choisir son entrepreneur

Les histoires de rénovations qui virent au cauchemar financier sont courantes. Pour éviter les mauvaises surprises et un budget au rouge, consacrer un peu de temps à la sélection de l’entrepreneur peut s’avérer payant.

Évaluer la qualité et les coûts

Bien choisir son entrepreneur commence par se renseigner sur la qualité du travail qu’il fournit habituellement. Vous pouvez:

  • obtenir des recommandations de votre entourage;
  • comparer avec d’autres entrepreneurs;
  • lire les commentaires de clients associés à son site web;
  • aller voir certains travaux qu’il a réalisés;
  • vous renseigner auprès d’anciens clients.

Assurez-vous que l’entrepreneur possède une licence d’entrepreneur de construction de la Régie du bâtiment du Québec. Elle certifie qu’il a passé les examens validant ses connaissances et compétences. Sauf exception, la licence indique aussi qu’il a payé un cautionnement de licence ou adhéré à un plan de garantie qui indemnise le client en cas de mauvaise exécution des travaux. Demandez à l’entrepreneur de vérifier sa licence, ou consultez le Registre des détenteurs de licence de la Régie du bâtiment du Québec.

Avant de finaliser votre choix, obtenez de l’entrepreneur une évaluation du projet. Elle comporte généralement le détail des matériaux qu’il utilisera et le coût des travaux.

S’entendre sur les paiements

L’entrepreneur a le droit de vous demander un acompte (paiement partiel fait à l’avance). Négociez le plus petit acompte possible pour minimiser vos pertes si l’entrepreneur exécute mal les travaux ou fait faillite, par exemple.

Vous pouvez également vous entendre sur les modalités de paiement: payer en plusieurs versements au fur et à mesure de l’avancement des travaux ou lui remettre le montant total à la fin des travaux.

Établir un contrat

Le contrat n’a pas à avoir de forme particulière. Mais l’Office de la protection du consommateur recommande d’y mettre certaines informations:

  • les coordonnées de l’entrepreneur;
  • le numéro de licence;
  • la date du début et de la fin; 
  • les informations sur la police d’assurance responsabilité civile de l’entrepreneur;
  • la description détaillée des travaux;
  • le coût total et les modalités de paiement.

De plus, assurez-vous d’inclure tout ce qui a été convenu entre vous et l’entrepreneur.

Article original: http://www.journaldemontreal.com/2017/03/30/renovations-savoir-bien-choisir-son-entrepreneur

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Ville-Marie est l'arrondissement où il coûte le plus cher de se loger

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Ville-Marie est l'arrondissement où il coûte le plus cher de se loger

Il peut y avoir un écart de 700 $ par mois entre un 4 1/2 dans Lachine et un logement similaire dans Ville-Marie, selon ce qu’a constaté le «24 Heures» en consultant les petites annonces d’appartement à louer à Montréal.

En consultant les petites annonces d'appartement à louer, le «24 Heures» a constaté qu'en moyenne, il en coûte environ 700 $ par mois pour louer un 4 1/2 à Lachine, comparativement à 1400 $ dans Ville-Marie.

Sur Kijiji, un appartement à Montréal se loue en moyenne au coût de 792 $, mais ce prix varie grandement en fonction de plusieurs facteurs, et surtout de l’emplacement de l’immeuble. Il y a des variantes au sein d'un même arrondissement, où les quartiers populaires deviennent de plus en plus dispendieux. Par exemple, un logement dans le Mile-End peut coûter quelques centaines de dollars de plus qu’ailleurs dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

En 2016, plus d’un million d’annonces d’appartement ont été publiées sur Kijiji dans le Grand Montréal. Devant ce nombre impressionnant, plusieurs ont des maux de tête juste à penser à chercher un nouveau logement.

Pour guider ceux qui sont à la recherche d’un nouveau logement à Montréal, le «24Heures» a tenté d’évaluer le prix moyen* d’un appartement dans les différents arrondissements de Montréal.

Difficile de se loger à Montréal?

Malgré les milliers de logements et chambres disponibles à la location, il peut s’avérer difficile de trouver chaussure à son pied.

«Une fois que tu commences à regarder des "apparts", t’arrêtes plus. C’est comme une drogue», a expliqué Geneviève Gaudreault, qui se cherche un nouvel appartement avec sa colocataire. En moyenne, sur Kijiji, une annonce d’appartement reste visible moins de deux semaines, d’où l’intérêt des chercheurs de logements à rester alerte.

«C’est sûr qu’on a beaucoup de critères, on sait ce qu’on veut, mais à chaque fois qu’on appelle pour visiter un logement, il est déjà loué. Sinon, il y a toujours quelque chose qui cloche», a-t-elle poursuivi.

En plus d’avoir des critères bien établis, les deux locataires possèdent un chien, un chihuahua. «Ça aussi ça nous bloque, c’est rare les propriétaires qui accepte les chiens, même les petits comme le nôtre», a raconté Mme Gaudreault.

Geneviève et sa colocataire ne sont pas les seules dans cette situation. Plusieurs Montréalais cherchent présentement pour trouver l’appartement parfait. C’est le cas également de Sophie Houle-Tousignant, une jeune professionnelle qui tente de se rapprocher de son travail. «Ça va devenir ma demeure et c’est sûr que j’aimerais m’installer pour plus d’une année, a-t-elle expliqué, alors je ne veux pas habiter dans n’importe quoi. »

L’art de trouver un logement va même jusqu’à connaître ses propres lois selon elle. «On ne savait pas qu’il fallait directement signer après la visite si on veut vraiment "l’appart"», a raconté Mme Houle-Tousignant qui dit avoir perdu un logement parce qu’elle a pris deux heures pour y réfléchir.

Le secret

Il n’y a pas que les locataires qui ont de la difficulté à trouver leur perle rare, les propriétaires aussi.

«Avant tout, ça prend une annonce réelle et complète», a expliqué Christian Perron, président de l’Association des propriétaires d’appartements du grand Montréal et lui-même propriétaire de plusieurs immeubles à logements.

Mais qu’est-ce qu’un bon locataire? Pour M. Perron, l’important c’est que son futur locataire s’intègre bien au reste des habitants de l’immeuble. Et, évidemment, il s’attend à ce qu’un bon locataire paie son loyer.

«C’est sûr que ce qui est génial, c’est d’avoir des locataires à long terme, mais ça, on ne peut pas prévoir et on n’est jamais à l’abri de problèmes. De manière générale, c’est une question d’instinct», a poursuivi celui qui est déjà resté près de quatre heures à discuter avec de futurs locataires lors d’une visite.

Pour une bonne entente entre le locataire et son propriétaire, le secret est la discussion. «On est capable d’éviter plusieurs problèmes si on est capable de se parler», a souligné M. Perron, qui estime que c’est le meilleur moyen d’entretenir une belle relation propriétaire-locataire.

*les prix des logements ont été basés sur une approximation à la suite d’une consultation non exhaustive d’une vingtaine d’annonces de logements (4 1/2) aux services variables sur différents sites.

Prix moyen d’un 4 1/2 dans les arrondissements de MTL

- Ahuntsic/Cartierville: 770 $

- Anjou: 800 $

- Côtes-Des-Neiges: 970 $

- Lachine: 700 $

- LaSalle: 900 $

- Plateau- Mont-Royal: 1 350 $

- Mercier - Hochelaga: 770 $

- Outremont: 1 260 $

- Pierrefonds-Roxboro: 810 $

- Riviere-des-prairies-Pointes-aux-trembles: 750 $

- Rosemont La-Petite-Patrie: 840 $

- Saint-Laurent: 1 100 $

- Saint-Léonard: 800 $

- Verdun: 800 $

- Ville-Marie: 1 400 $

- Villeray: 900 $

- Montréal Nord: 750 $

- Sud-Ouest: 1 000 $

- Île-Bizard—Sainte-Geneviève: 880 $

Article original: http://www.tvanouvelles.ca/2017/03/31/ville-marie-est-larrondissement-ou-il-coute-le-plus-cher-de-se-loger

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Le financement d'un nouveau viaduc à Brossard devra être revu ou soumis à un référendum

Les opposants à un règlement d'emprunt de 47 millions de dollars pour la construction d'un nouveau viaduc à Brossard, qui doit traverser l'autoroute 10 pour relier le projet immobilier Solar Uniquartier au centre commercial DIX30, ont amassé suffisamment de signatures pour demander la tenue d'un référendum.

Un peu plus de 1500 signatures étaient requises dans le registre. Le conseil municipal doit maintenant décider s’il organise un référendum ou s’il modifie le financement octroyé en février pour le pont d’étagement.

Le maire Paul Leduc n’y voit pas un revers pour son administration et souligne que Brossard compte 87 000 résidents, dont 55 000 électeurs. « Ce n’est pas la première fois qu’un règlement est ainsi rejeté, c’est le cas de le dire, par la population. C’est tout à fait normal, dit le maire. Il ne faut pas prendre ça à la légère, bien sûr, mais il faut quand même dire que 2000 sur 87 000, ce n’est pas toute la population qui s’est exprimée, mais c’est comme ça que ça fonctionne. »

Le report de la tenue du registre avait soulevé les critiques de l’opposition municipale.

La chef du parti Brossard ensemble, Doreen Assaad, avait aussi déploré le fait que les contribuables de la ville aient à assumer le coût d’une infrastructure à caractère régional. L’opposition et l’administration Leduc ne s’entendent pas sur le montant exact de l’augmentation de taxe qui pourrait découler de ce projet.

Le maire espère qu’une subvention du gouvernement du Québec permette de diminuer le coût du viaduc. Le bureau du député de La Pinière, le ministre Gaétan Barrette, a indiqué que des démarches avaient été entreprises auprès du ministère des Transports.

L'entreprise Devimco, promoteur du DIX30, a procédé en septembre dernier à la première pelletée de terre du nouveau quartier, qui comprendra une gare du futur train électrique métropolitain (REM). Estimé à 1 milliard de dollars, Solar Uniquartier est présenté comme « le plus gros projet immobilier mixte au Québec ».

Article original: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1025283/financement-nouveau-viaduc-brossard-solar-uniquartier-dix30-opposants-referendum

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Une bulle immobilière va-t-elle éclater à Toronto comme en 1990?

Augmentation vertigineuse des prix des maisons, économie en croissance, forte demande dans l'immobilier: on retrouve aujourd'hui dans le marché immobilier du grand Toronto certaines similitudes avec le marché de la fin des années 1980. 

À l'époque, la période de forte croissance avait été suivie d'un effondrement de la demande et des prix des maisons. Est-ce que l'histoire pourrait se répéter?

Le déjà vu

À la fin des années 1980, les prix des maisons augmentent de plus de 20 % par année (36 % entre 1986 et 1987). Les hausses de prix touchent toutes les catégories de logements, autant les maisons unifamiliales que les condominiums, souligne Robert Hogue, économiste principal à la Banque Royale.

« Au début, la vigeur du marché reflétait une économie qui était robuste à l'époque, mais l'embellie du marché a atteint la surchauffe vers 1989, 1990. C'est qu'il y a eu beaucoup de spéculation, » explique M. Hogue. « Il y avait beaucoup de flip et ça été le cas classique d'une bulle immobilière au Canada ».

Puis en 1990, la « bulle » éclate. Les prix chutent. La dégringolade dure plusieurs années. Le prix moyen des maisons recule de 30%. Il a fallu attendre 1998 avant que les prix des maisons soient de nouveau en croissance.

L'histoire qui se répète

Est-ce que la situation actuelle dans le marché immobilier de Toronto est une répétition du scénario d'il y a 30 ans? « Il y a un certain parallèle à faire, mais c'est loin d'être un parallèle parfait », selon l'économiste Robert Hogue. Il note que dans les deux cas l'économie se porte bien, qu'il y a création d'emplois et qu'il y a aussi une importante croissance démographique.

Les différences? « La hausse des prix (récente dans le marché immobilier) a été beaucoup plus prononcée du côté unifamilial par rapport aux condos alors qu'à la fin des années 1980, c'était toutes catégories confondues ». Il souligne toutefois que les prix des condos commencent eux aussi à augmenter rapidement depuis quelques mois.

Existe-t-il une bulle immobilière? Robert Hogue refuse de parler de bulle. « Il y a des attentes qui sont trop fortes du côté des prix, tant du côté des vendeurs que des acheteurs. Nous sommes dans une dynamique psychologique qui a créé sa propre vigueur, son propre momentum ». Il remarque que plusieurs nouveaux acheteurs se sont précipités dans le marché plus tôt que prévu, de crainte que les prix n'augmentent encore de façon prononcée. Cela contribue à faire augmenter les prix. « Les gens se justifient en payant très cher, en se disant que dans 6 mois ou un an, on va être en avance par rapport à notre décision initiale ».

Il y a aussi présentement moins de construction de maisons neuves qu'il y a 30 ans. Les nouvelles unités sont surtout dans des tours à condos, alors que dans les années 1980-1990, on comptait une forte construction résidentielle pour tous les types de logements.

L'analyste Dana Senagama de la Société canadienne d'hypothèque et de logement croit qu'il faut faire bien attention avant de comparer le marché actuel avec celui d'il y a 30 ans. « C'est une autre époque et des économies bien différentes ». La seule similitude qu'elle voit entre les deux époques est la croissance rapide et marquée des prix des propriétés.

Article original: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1025172/bulle-immobiliere-marche-toronto-1990-effondrement-crise-financiere

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L’IMMOBILIER SANS IMMEUBLE

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L’IMMOBILIER SANS IMMEUBLE

On a déjà entendu des histoires d’immobilier à faire rêver : des gains spectaculaires, des flips, etc. Pourtant, tout investisseur immobilier honnête avouera les facteurs suivants : les gains sont cycliques et la chance fait partie de l’équation. Certaines périodes ont été moins glorieuses, ou plus tranquilles, avec ce type d’investissement. Ceux qui ont bénéficié de la hausse spectaculaire des 15 dernières années savent que c’est la fin des haricots pour quelque temps.

En 2017, comment peut-on investir dans l’immobilier sans avoir à s’investir de façon démesurée ? On n’en parle pas souvent, mais les placements boursiers immobiliers sont une façon de profiter des rendements de ce secteur sans mettre tous ses œufs dans le même panier. 

UNE QUESTION DE PONDÉRATION DE RISQUE

L’achat d’immeubles locatifs (communément appelés « immeubles à revenus ») permet d’utiliser l’effet de levier. Avec 100 000 $ de capital, on a un actif de 500 000 $ entre les mains. Contrairement aux placements en Bourse, l’actif immobilier est une garantie solide pour le banquier. En somme, la rentabilité des immeubles à revenus à long terme réside principalement dans la couverture de l’inflation et dans la capacité d’obtenir un fort levier d’endettement. 

Le problème de posséder un ou plusieurs immeubles est la concentration du risque. Quand on immobilise des centaines de milliers de dollars dans un immeuble, on vient surpondérer notre risque dans un seul secteur d’activité.

Dans un exemple où l’on possède un immeuble de 500 000 $, mais des placements en REER et CELI pour un total de 100 000 $, on a plus de 83 % de son risque pondéré dans l’immobilier. Si cette décision a été salutaire pour plusieurs, elle en a ruiné d’autres : tout est une question de prix, de revenus et de position dans le cycle immobilier. Encore une fois, l’avantage est que cette pondération est financée par l’institution financière. Parce qu’en comptant seulement la mise de fonds comme actif à risque, on peut se dire qu’on a investi 50 % de ses actifs dans l’immobilier. 

TENDANCES DÉFAVORABLES

Au Québec, le parc immobilier vieillit. Des travaux majeurs sont parfois nécessaires. Le spéculateur ne rénove pas toujours. Souvent, il farde et revend sur quelques années. Donc, un propriétaire à long terme doit opter pour un entretien. Le coût est élevé. Aussi, le resserrement des conditions de prêts hypothécaires, la diminution de la période d’amortissement, la menace de hausse des taux d’intérêt et le taux d’inoccupation des loyers sont au nombre des variables rendant le placement immobilier individuel moins séduisant pour les prochaines années. Ajoutons à cela le coût exorbitant des rénovations et on a fait le tour : la concentration du risque est élevée pour plusieurs. 

La menace de voir le taux d’inclusion de l’impôt sur le gain en capital passer de 50 % à 75 % vient rendre la pondération excessive dans ce secteur moins intéressante. En effet, on ne peut pas mettre un immeuble dans un abri fiscal, comme le REER ou le CELI, mais on peut y enregistrer un placement en Bourse dans le secteur immobilier. 

LES AVANTAGES DES PLACEMENTS IMMOBILIERS COTÉS EN BOURSE

Le placement immobilier coté en Bourse permet au particulier d’investir dans ce secteur de façon différente. Il peut, par le truchement de placements, mettre ses billes dans les résidences de retraités, dans les tours de bureaux, dans des immeubles commerciaux ou dans le secteur résidentiel de dimension inaccessible au portefeuille d’un particulier moyen. Aussi, cela permet d’accéder à la diversité géographique, ce qui est moins évident quand on détient des immeubles soi-même. Aussi, le placement est plus liquide : en cas de besoin, on peut le vendre rapidement. L’autre avantage, bien qu’il y ait un coût à celui-ci, c’est qu’on peut sous-traiter la gestion des immeubles. Le temps, c’est de l’argent.

LA VALEUR DU TEMPS : PUIS-JE VENDRE MON TEMPS AILLEURS ?

La gestion et l’entretien d’un immeuble locatifs demandent du temps. La question que plusieurs devraient se poser est : pourrais-je vendre mon temps ailleurs et à quel prix ? En effet, le temps consacré à l’entretien et à la gestion des immeubles est tout de même important. Un particulier qui peut vendre son temps libre ailleurs à prix intéressant pourrait être moins intéressé par le temps à allouer aux immeubles.

Des exemples de rendement : 

TABLEAU NON EXHAUSTIF DE QUELQUES TITRES COTÉS EN BOURSE POUR L’ANNÉE 2016

Il y aura toujours des histoires de conte de fées avec l’immobilier, les échecs demeurant à l’abri des regards. Choisir des placements immobiliers cotés en Bourse permet de toucher au domaine et d’éviter une catégorie de risques liés à la détention directe des immeubles. Trop souvent, on oublie qu’au bout de notre placement en Bourse, il y a des actifs et des rendements sous-jacents. Quand on est un investisseur à long terme, on peut préférer que les dividendes soient basés sur des revenus de loyers récurrents plutôt que sur des « likes ».

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UN PLAN DE 11 ANS POUR LE LOGEMENT ABORDABLE

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UN PLAN DE 11 ANS POUR LE LOGEMENT ABORDABLE

L’horizon prévu est long et les sommes en jeu, colossales. Ottawa prévoit injecter 11,2 milliards d’ici 11 ans pour agrandir et rénover le parc d’habitations abordables d’un bout à l’autre du pays.

Le ministre des Finances Bill Morneau avait déjà annoncé un investissement massif en logement social l’automne dernier, mais il a détaillé hier la répartition des sommes. Parmi les nouveautés incluses dans son budget, on trouve un fonds de 5 milliards étalé sur 11 ans qui sera géré par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

« Nous donnerons la priorité au soutien à accorder aux citoyens vulnérables, dont les aînés, les Autochtones, les survivants de la violence conjugale, les personnes handicapées, les gens aux prises avec des problèmes de santé mentale et les anciens combattants », a affirmé Bill Morneau.

Le fonds géré par la SCHL priorisera les projets de « renouvellement communautaire à grande échelle ». Il visera aussi à faciliter les prêts directs à faible coût aux municipalités et aux autres partenaires intéressés à construire des logements sociaux.

PARTENARIAT FÉDÉRAL-PROVINCIAL

Le budget Morneau confirme aussi la révision de l’entente entre Ottawa et les provinces en matière de financement du logement abordable. Ce nouveau « partenariat fédéral-provincial » prévoit le versement de 3,2 milliards sur 11 ans, à partir de 2018-2019.

Guillaume Hébert, chercheur à l’Institut de recherche et d’information socioéconomiques (IRIS), a affiché une réaction mitigée à la suite des annonces de Bill Morneau. « Ça demeure relativement limité, dans la mesure où on n’apprend pas nécessairement quelque chose de nouveau sur le total des sommes. C’est sûr que la direction annoncée l’an dernier est bonne, mais pour nous, ça reste nettement en dessous des niveaux jugés suffisants. »

NOUVELLES STATISTIQUES

Ottawa a par ailleurs annoncé hier de nouveaux investissements qui visent à approfondir les connaissances sur l’habitation au Canada. Le marché immobilier présente aujourd’hui d’immenses disparités d’un océan à l’autre, avec des régions en surchauffe (comme Toronto) et d’autres affectées par un fort ralentissement (comme les Prairies).

La SCHL obtiendra ainsi 241 millions sur 11 ans pour améliorer la collecte et l’analyse de données. Statistique Canada sera quant à elle dotée d’un budget de 39,9 millions d’ici cinq ans pour élaborer de nouvelles méthodes de recherche sur l’immobilier. Une première étude sur les marchés de Toronto, Vancouver et Montréal est attendue dès l’automne prochain.

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Une taxe sur les acheteurs étrangers à Toronto causerait-elle une récession?

Alors que les élus ontariens et fédéraux continuent de débattre de ce qu'il faut faire pour freiner le marché immobilier à Toronto, le promoteur Brad Lamb affirme que l'imposition d'une taxe sur les acheteurs étrangers comme à Vancouver pourrait « précipiter une récession au pays ».

M. Lamb, qui a 30 ans d’expérience en immobilier, affirme que nombre de condominiums sont construits à Toronto grâce aux investisseurs étrangers.

On doit être très prudents. Si on impose une taxe de 15 %, [les acheteurs étrangers] vont partir, ils iront acheter ailleurs.

 Brad Lamb, promoteur immobilier

Selon M. Lamb, le pourcentage d'acheteurs étrangers est « largement supérieur » à l'estimation de 4,9 % de la Chambre immobilière de Toronto (TREB), sans avoir de chiffre précis.

Fausse menace

De son côté, le professeur de politiques publiques Josh Gordon de l’Université Simon Fraser en Colombie-Britannique accuse M. Lamb de « jouer sur les peurs ».

C'est une tentative désespérée pour éviter une taxe sur les acheteurs étrangers, parce qu'ils veulent que la fête continue.

 Josh Gordon, professeur à l'Université Simon Fraser

Le professeur Gordon proposait récemment dans un rapport parrainé par l'Université Ryerson de Toronto un nouveau modèle de surtaxe dans la Ville Reine.

« On voit deux arguments différents : certains affirment que le nombre [d'investisseurs étrangers] est marginal alors que d'autres soutiennent maintenant qu'ils sont cruciaux et que si on s'attaque à eux, le marché va s'effondrer », remarque-t-il.

Article original: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024128/immobilier-toronto-taxe-acheteurs-etrangers-recession-brad-lamb

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Le marché immobilier québécois garde la forme

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Le marché immobilier québécois garde la forme

Malgré des règles d’accès à la propriété plus strictes, rien n’y fait. Le marché immobilier garde la forme au Québec. Les craintes des intervenants en réaction au resserrement des règles d’accès ne se vérifient pas.

La bonne tenue du marché immobilier résidentiel dans un contexte réglementaire pourtant austère n’est pas étrangère à une conjoncture particulièrement favorable pour les ménages, conclut Hélène Bégin. L’économiste principale au Mouvement Desjardins retient que l’économie du Québec a inscrit l’an dernier sa plus forte croissance de l’emploi à temps plein depuis 2007. « La progression des revenus a aussi été alimentée par les allégements fiscaux tels que la bonification de la prestation universelle pour la garde d’enfants, les baisses d’impôt au niveau fédéral et l’élimination complète de la contribution santé du gouvernement du Québec dès 2017. » Finalement, « les revenus après impôts et inflation des ménages ont connu la plus forte hausse depuis la dernière récession »

Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5 % l’an dernier et des prix en progression de 3 %. La hausse des prix devrait légèrement s’accélérer cette année (+3,5 %), alors que celle du rythme de croissance de l’activité devrait être légèrement moindre (+2,3 %).

Hélène Bégin souligne entre parenthèses que, contrairement à l’ascension démesurée des ventes et des prix à Vancouver et à Toronto, freinée en Colombie-Britannique par une taxe de 15 % sur les achats effectués par des étrangers (l’Ontario songe à une telle taxe), « à Montréal, la progression des ventes et des prix immobiliers demeure modérée et les investisseurs étrangers sont peu présents ».

Bond de la construction

Revenant à la construction neuve au Québec, le bond de 10 % des mises en chantier de maisons individuelles l’an dernier a surpris. Il faisait suite à cinq années de déclin. « La rareté relative de propriétés à vendre sur le marché existant a incité plusieurs acheteurs à se tourner vers le neuf », souligne Hélène Bégin. 

Aussi, le déséquilibre dans le segment des copropriétés dans les centres urbains s’est résorbé. « La chute des mises en chantier d’appartements en copropriété depuis 2015 a permis d’atténuer la situation de surplus qui prévalait depuis quelques années. » La situation d’offre excédentaire persiste, mais l’inventaire fléchit, notamment à Montréal et à Québec. Les mises en chantier de nouvelles unités pourraient reprendre et croître de 3,2 % en 2017, après des reculs de 18 % en 2016 et de 26 % en 2015.

La situation se corse cependant dans le locatif conventionnel, l’essor des mises en chantier amorcé en 2015 se dirigeant vers un plateau. « Les nouveaux projets ont plus de mal à trouver des locataires. » Hélène Bégin a noté que le taux d’inoccupation se situe loin de son taux d’équilibre de 3 %, touchant 6 % dans au moins quatre grands centres urbains, « ce qui peut être associé à un phénomène de surconstruction ». Dans le grand Québec, 4,9 % des appartements se cherchent un locataire, et ils sont 3,9 % dans le grand Montréal. Les mises en chantier dans le locatif conventionnel devraient donc se replier de 3,3 % en 2017, après une augmentation de 14,5 % en 2016 et de 48 % en 2015.

« Globalement, le niveau des mises en chantier devrait donc atteindre 40 000 cette année, comparativement à 38 935 nouveaux logements en 2016 », conclut l’économiste de Desjardins.

Article original: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/494673/immobilier-quebecois

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